
Cabinet à Pleurtuit, près de Dinard et Saint-Malo
Les premiers mois de vie sont intenses, pour le bébé autant que pour les parents. Un nourrisson qui pleure beaucoup, qui ne tourne la tête que d'un côté, qui a le crâne un peu aplati : ces situations sont courantes, et elles méritent qu'on les regarde de près avant de conclure quoi que ce soit.
Cette page dit ce que je fais, ce que je ne fais pas, et pourquoi. Elle est plus prudente que la plupart de ce que vous lirez ailleurs sur le sujet. C'est volontaire.
Ma formation
J'ai obtenu le CES d'ostéopathie pédiatrique et périnatale à l'École Supérieure d'Ostéopathie de Paris, et j'ai travaillé un an en maternité. Les techniques utilisées chez un nourrisson n'ont rien à voir avec celles d'un adulte : les pressions sont très légères, et on suit les réponses du bébé au lieu d'imposer un geste. Pour en savoir plus, voir le cabinet et l'approche du praticien.
Le cabinet est à Pleurtuit, à 10 minutes de Dinard et 10 à 20 minutes de Saint-Malo selon l'ouverture du barrage de la Rance.
Ce que je fais, et ce que je ne fais pas
Je commence par là, parce que c'est ce qui vous aidera le plus à décider si une consultation a du sens.
Ce que je fais : j'écoute le déroulement de la grossesse, de l'accouchement et des premières semaines. J'examine le bébé. Je mesure et j'analyse quand il y a une asymétrie de crâne ou de nuque. Je vous montre des gestes à faire à la maison. Je vous dis quand quelque chose relève du médecin ou du kinésithérapeute, et je vous oriente.
Ce que je ne fais pas : je ne pratique pas de modelage crânien, et je ne promets à personne de corriger la forme d'un crâne. Je ne prends pas en charge le reflux du nourrisson. Je ne promets pas de faire dormir un bébé. Et je ne vends pas de séries de séances décidées à l'avance.
Les pleurs et les coliques : ce que disent vraiment les études
C'est le premier motif de consultation, et c'est celui sur lequel il se raconte le plus de choses.
Les faits d'abord. Les coliques touchent environ un bébé sur cinq dans les premières semaines et passent le plus souvent toutes seules vers trois mois. Leur cause reste incertaine, et probablement multiple : personne n'a démontré une cause mécanique identifiée.
Ce que montrent les essais sur les thérapies manuelles est instructif, et honnêtement, il refroidit. Une revue Cochrane a rassemblé six essais et plus de trois cents nourrissons : elle trouve une réduction d'un peu plus d'une heure de pleurs par jour. Mais quand on ne garde que les essais où les parents ne savaient pas si leur bébé avait reçu le soin, le bénéfice n'est plus démontré.
Autrement dit : une bonne partie de ce qu'on mesure dans ce domaine tient probablement à ce que les parents vivent et perçoivent. Ce n'est pas rien, et ça a de la valeur. Mais on ne sait pas quelle part revient au geste lui-même, et ce n'est pas ce qu'on vend d'habitude : je préfère vous le dire.
Ce que je propose sur les coliques est donc simple, une fois votre bébé vu par son médecin : des conseils, et je vous montre comment masser le ventre de votre bébé pour que vous puissiez le refaire vous-mêmes. C'est vous l'acteur, pas moi.
Deux idées reçues, tant qu'on y est. Porter davantage son bébé a beaucoup de bénéfices, mais le seul essai qui l'a testé chez des bébés qui ont des coliques n'a pas trouvé moins de pleurs. Et faire faire le rot est un rite de passage plus qu'un remède : le seul essai disponible, chez des bébés en bonne santé, ne montre pas moins de coliques.
Quand les pleurs doivent vous conduire chez le médecin
La très grande majorité des bébés qui pleurent beaucoup n'ont rien de grave. Mais une étude menée aux urgences sur des nourrissons sans fièvre amenés pour des pleurs a retrouvé une cause médicale sérieuse chez environ un sur vingt, le plus souvent une infection urinaire. Ce qui alertait le plus n'était pas l'intensité des pleurs : c'était un bébé qui n'avait pas l'air dans son état habituel.
Consultez un médecin sans attendre si votre bébé est fiévreux, s'il mange nettement moins, s'il vomit en jet, s'il est anormalement mou ou difficile à réveiller, ou simplement si vous le trouvez différent.
Un message que je ne peux pas ne pas écrire
Les pleurs d'un bébé peuvent pousser un adulte qui n'en peut plus à le secouer : la Haute Autorité de santé le rappelle aux parents. Si vous sentez l'épuisement monter, posez votre bébé sur le dos dans son lit, sortez de la pièce quelques minutes, appelez quelqu'un. Pleurer quelques minutes dans son lit n'est pas dangereux pour un bébé. Être secoué, si. Ne secouez jamais un bébé, même une seconde, même en désespoir de cause.
Si vous en êtes là, dites-le moi en consultation. C'est une raison parfaitement légitime de venir, et ce n'est pas un aveu d'échec.
Tête plate et torticolis : mesurer avant de conclure
Quand un bébé garde toujours la tête du même côté, deux choses se discutent : une asymétrie de la nuque, et un aplatissement du crâne qui en découle souvent.
Mon travail ici est d'abord un travail de mesure et d'analyse : regarder l'amplitude réelle de la nuque des deux côtés, objectiver l'asymétrie du crâne, et suivre son évolution dans le temps plutôt que de me fier à une impression.
Je ne fais pas de modelage crânien et je ne vous promets pas un crâne rond. Ce que je peux faire, c'est mesurer, vous outiller pour la maison et suivre l'évolution, en complément du kinésithérapeute quand il intervient, jamais à sa place.
Ensuite, je vous donne les conseils de stimulation et de positionnement à appliquer à la maison, parce que ce sont eux qui font le travail entre les séances. Et quand la situation relève d'une rééducation, je vous oriente vers un kinésithérapeute pédiatrique : les créneaux sont rares dans le secteur, autant s'y prendre tôt.
Le reflux : je ne le prends pas en charge, et voici pourquoi
C'est probablement le paragraphe le plus inhabituel de cette page.
Les régurgitations sont extrêmement fréquentes chez le nourrisson et se résolvent dans la grande majorité des cas avant un an. Il faut distinguer ces régurgitations banales d'un reflux qui retentit vraiment sur la santé du bébé : c'est une distinction médicale, et elle appartient à votre médecin ou à votre pédiatre.
Les recommandations internationales de référence sur le reflux du nourrisson sont explicites sur deux points. Elles suggèrent de ne pas recourir à la massothérapie pour traiter le reflux. Et elles recommandent fermement de ne pas modifier la position de couchage : un bébé dort sur le dos, toujours, y compris quand il régurgite.
Je pourrais vous proposer des séances. Je préfère vous dire que ce n'est pas mon rôle, vous orienter vers votre médecin, et garder votre confiance pour les situations où je peux réellement aider.
Ce que je surveille pendant la consultation, en revanche, ce sont les signes qui doivent conduire au médecin rapidement : une cassure de la courbe de poids, des vomissements en jet ou teintés de sang, un refus alimentaire net, des pleurs avec cambrure marquée et répétée, ou tout bébé qui ne va pas bien.
Le sommeil
On me consulte souvent pour un bébé qui dort mal. Je vais être direct : je ne connais pas de donnée solide permettant de promettre qu'une séance d'ostéopathie améliore le sommeil d'un nourrisson, et je ne vous le promettrai donc pas.
Ce que je peux faire, c'est prendre le temps de vous écouter, examiner votre bébé, vous aider à distinguer ce qui est un sommeil normal de nourrisson de ce qui doit inquiéter, et vous orienter vers le médecin si besoin. Les réveils fréquents et les cycles courts sont la règle pendant les premiers mois, pas l'exception.
La tétée et la succion
Un bébé qui tète mal d'un côté, qui s'endort au sein sans avoir bien bu, qui fatigue vite : c'est une situation où l'examen a du sens, et où le travail se fait rarement seul.
Une conseillère en allaitement consulte au cabinet le mardi, et nous travaillons souvent en parallèle quand une difficulté d'allaitement est en jeu. Cette double lecture, mécanique et alimentaire, vaut mieux que chacun dans son coin.
Comment se passe la consultation
Comptez environ 45 minutes. On commence par parler : la grossesse, l'accouchement, ce que vous observez depuis la naissance. Ces informations comptent plus que l'examen lui-même.
L'examen se fait avec le bébé habillé, dans vos bras ou sur la table selon son état. Les techniques sont très douces. Vous restez présents du début à la fin.
On termine par ce que vous emportez : ce que j'ai constaté, ce que vous pouvez faire à la maison, et s'il faut revoir le bébé ou non. Si tout va bien, je vous le dis, et on en reste là.
Travailler en réseau
Je ne travaille pas seul, et c'est volontaire. Les pédiatres du bassin qui m'adressent leurs patients, la conseillère en allaitement qui consulte au cabinet le mardi, le kinésithérapeute pédiatrique vers qui je réoriente quand c'est indiqué : chacun fait sa part.
Pour vous, ça veut dire une chose simple : si votre bébé a besoin d'autre chose que de ce que je sais faire, vous le saurez en sortant.
Vos questions avant de venir
À quel âge pouvez-vous recevoir mon enfant ?
Dès les premières semaines, et jusqu'à 16 ans. Chez le nourrisson, je vérifie, je mesure et je vous conseille ; si votre bébé va bien, rien ne presse. Je détaille les repères pour choisir le moment dans les questions fréquentes du site. Plus tard, je reçois les enfants et les adolescents pour des douleurs qu'ils savent décrire, au dos, au genou ou après le sport : examen, explications, exercices, et un courrier pour le médecin si la situation relève de lui.
Est-ce que la séance fait mal à mon bébé ?
Elle ne doit pas faire mal. Votre bébé reste habillé, dans vos bras ou sur la table, et les pressions sont très légères. Une étude allemande qui a suivi plus de 3 000 séances chez des nourrissons a recensé une réaction après environ 3 séances sur 100, et aucune réaction grave. Personne ne peut promettre un risque nul : les rares accidents graves décrits chez l'enfant, toutes thérapies manuelles confondues, ont surtout suivi des manipulations rapides de la colonne, que je ne pratique pas chez un bébé.
Combien de séances faut-il prévoir ?
Je ne fixe pas de nombre à l'avance et je ne vends pas de forfait. À la fin de la première consultation, je vous dis ce que j'ai constaté et s'il est utile de revoir votre bébé. Quand je suis une asymétrie du crâne ou de la nuque, on se revoit pour reprendre les mesures et ajuster les conseils. Si la situation relève du kinésithérapeute ou du médecin, je vous oriente vers lui plutôt que d'ajouter des séances.
Que faut-il apporter le jour du rendez-vous ?
Le carnet de santé : la courbe de poids et les informations sur la naissance m'aident à comprendre les premières semaines. Si votre pédiatre ou la maternité vous a remis un courrier, apportez-le aussi. Prévoyez de quoi nourrir votre bébé et une couche de rechange : s'il a faim, on fait une pause le temps de la tétée ou du biberon. Le règlement se fait par chèque, en espèces ou par virement, et je vous remets une facture pour votre mutuelle.
Est-ce que vous tenez notre pédiatre au courant ?
Oui, avec votre accord. Après la consultation, je peux écrire à votre pédiatre ou à votre médecin ce que j'ai observé et ce que je vous ai conseillé. Quand une situation relève de lui, je vous remets un courrier d'adressage, pour qu'il sache ce que j'ai vu et pourquoi je vous envoie. Des pédiatres du secteur m'adressent déjà leurs patients, et l'échange se fait dans les deux sens.
Quand faut-il appeler le médecin ou le 15 plutôt que prendre rendez-vous ?
Appelez le 15, ou consultez un médecin en urgence, si votre bébé respire mal, a le teint bleu ou très pâle, devient tout mou, ou s'il est somnolent avec des cris faibles ou une peau marbrée. Même chose pour une fièvre avant 3 mois, des vomissements en jet ou verts, une fontanelle bombée. S'il refuse de s'alimenter ou perd du poids, voyez votre médecin rapidement. Et si vous le trouvez différent de d'habitude sans savoir dire pourquoi, consultez aussi : le médecin d'abord, l'ostéopathe ensuite.
Tarif et rendez-vous
La consultation est à 60 euros. Les rendez-vous se prennent sur Doctolib. Pour une situation aiguë, appelez le cabinet, je cherche un créneau rapide.

