
Cabinet à Pleurtuit, entre Dinard et Saint-Malo
La grossesse transforme un corps en quelques mois, et le post-partum lui demande encore autre chose. Entre les deux, beaucoup de femmes encaissent des douleurs en se disant que c'est normal et qu'il faut attendre.
Une partie l'est, normale. Une autre partie peut être soulagée, et surtout comprise. Cette page explique ce que je peux faire, dans quel cadre, et avec qui.
Un cadre clair avant tout le reste
L'ostéopathie ne remplace pas votre suivi de grossesse. Votre sage-femme et votre médecin ou gynécologue en sont les pilotes, et ils le restent. Ce que je propose vient en complément, sur les douleurs et l'inconfort mécaniques.
Vous n'avez besoin d'aucune ordonnance pour consulter. Mais si ce que vous décrivez relève d'abord d'un avis médical, je vous le dis clairement et je vous oriente, avant de poser la moindre main.
Ce qui amène le plus souvent à consulter
Les douleurs du bas du dos et du bassin sont de loin le premier motif, et elles sont fréquentes : une méta-analyse de 28 études portant sur près de 13 000 femmes situe leur prévalence autour de 40 %, en passant d'environ 28 % au premier trimestre à près de 48 % au troisième (Salari 2023). Les estimations varient beaucoup d'une étude à l'autre selon la façon dont la douleur est définie : retenez l'ordre de grandeur, pas le chiffre exact.
Elles s'installent souvent au deuxième trimestre, quand le centre de gravité se déplace et que les appuis changent.
Viennent ensuite les douleurs du pubis et de l'aine, parfois vives à la marche ou en se retournant la nuit. Les douleurs de côtes, quand l'utérus comprime la base du thorax en fin de grossesse. Les douleurs de nuque et d'épaules, qui ont souvent plus à voir avec le sommeil fragmenté et les positions tenues qu'avec la grossesse elle-même. Et les engourdissements des mains, fréquents au troisième trimestre.
Ce que je fais, et ce que je ne promets pas
Je travaille sur ce qui est mécanique : la mobilité du bassin, les appuis, les tensions musculaires qui entretiennent une douleur, la façon dont vous bougez au quotidien. J'y ajoute presque toujours des adaptations concrètes, pour dormir, pour vous lever, pour porter votre aîné.
Les techniques employées pendant la grossesse sont douces : mobilisations articulaires, travail sur les tissus, aucun geste brusque, aucune pression sur le ventre. Vous êtes installée de façon confortable, sur le côté le plus souvent en fin de grossesse.
Ce que je ne vous promets pas : de préparer votre bassin à l'accouchement, ni d'influencer la position de votre bébé. Ces promesses circulent beaucoup dans ma profession. Je n'ai pas de données solides à vous montrer pour les soutenir, donc je ne les fais pas.
Et je ne pratique pas de techniques crâniennes.
Ce que montrent les études
Autant vous le dire franchement : bouger ne vous évitera pas forcément d'avoir mal, mais rend la douleur moins intense quand elle est là. Une méta-analyse portant sur plus de 52 000 femmes ne retrouve pas de réduction du risque d'avoir mal, mais bien une réduction de l'intensité de la douleur chez celles qui font de l'exercice pendant leur grossesse (Davenport 2019).
La revue Cochrane de référence va dans le même sens sur l'organisation : un programme d'exercice de huit à douze semaines réduit le nombre de femmes qui rapportent des douleurs lombo-pelviennes, et réduit les arrêts de travail liés à ces douleurs (Liddle 2015). Une autre synthèse récente confirme que l'exercice est la seule stratégie de prévention qui tienne, avec des preuves de qualité modérée (Santos 2023).
Sur la thérapie manuelle, celle que je pratique : cette même revue Cochrane rapporte un bénéfice sur la lombalgie et sur la gêne fonctionnelle, mais à partir d'études individuelles que les auteurs n'ont pas pu regrouper, avec une confiance modérée. C'est un signal encourageant, pas une démonstration, et je préfère vous le présenter comme tel. Les effets indésirables rapportés dans ces essais étaient mineurs et passagers.
Quant à savoir s'il faut continuer à bouger enceinte : l'Organisation mondiale de la santé a publié en 2020 des recommandations d'activité physique qui comportent, pour la première fois, un volet spécifique aux femmes enceintes et en post-partum. Le principe est simple et rassurant : un peu d'activité vaut mieux que rien, et il n'y a pas de raison d'arrêter de bouger parce qu'on est enceinte. Le repère pour un adulte est de 150 à 300 minutes d'activité modérée par semaine, à adapter à votre situation, et à valider avec votre sage-femme ou votre médecin s'il existe une contre-indication.
À quel moment consulter
Il n'y a pas de calendrier obligatoire, et méfiez-vous de ceux qui vous en vendent un. On consulte quand quelque chose gêne.
Cela dit, une séance a souvent du sens au moment où les douleurs s'installent, c'est-à-dire autour du deuxième trimestre, et une autre en fin de grossesse si l'inconfort devient important. Une séance unique reste utile à n'importe quel moment.
Le post-partum, la partie dont on parle le moins
C'est la période la plus négligée, et probablement celle où l'accompagnement change le plus de choses.
Le corps sort de neuf mois de transformation, enchaîne un accouchement, et se retrouve immédiatement à porter, allaiter, se pencher, dormir mal. Les douleurs de nuque et de haut du dos liées à l'allaitement sont extrêmement courantes. Le bassin, le coccyx et la cicatrice de césarienne peuvent rester douloureux.
Un point d'ordre, et il compte : la rééducation du périnée appartient à votre sage-femme ou à votre kinésithérapeute. Ce n'est pas mon métier, je ne m'en occupe pas, et je vous encourage à ne pas la sauter.
Mon travail vient à côté et souvent après : les douleurs mécaniques qui restent, la remise en mouvement progressive, et la reprise d'une activité physique quand vous vous sentez prête. Je peux vous accompagner dessus avec un programme d'exercices suivi dans le temps, via l'application que j'utilise au cabinet.
Travailler avec les autres
Je ne travaille pas seul. Une conseillère en allaitement consulte au cabinet le mardi, et nous croisons régulièrement nos lectures quand une difficulté d'allaitement s'accompagne de douleurs. Les pédiatres du bassin m'adressent des nourrissons, les sages-femmes du secteur des jeunes mères.
Concrètement, cela veut dire que vous et votre bébé pouvez être vus le même jour, et que si votre situation appelle quelqu'un d'autre que moi, vous repartirez en sachant qui.
Comment se passe la séance
La consultation dure environ 45 minutes. Elle commence par un échange : où en est la grossesse, comment elle se déroule, ce qui vous gêne, ce que vous faites dans une journée ordinaire. Votre travail, votre sommeil et vos autres enfants en font partie, parce que ce sont eux qui fabriquent une bonne part de la charge que vous portez.
Vient l'examen, puis le soin lui-même, adapté au terme et à votre confort. En fin de grossesse, l'installation se fait le plus souvent sur le côté, avec des coussins. Rien ne se fait dans une position qui vous met mal à l'aise : vous dites, j'adapte.
On termine par ce que vous emportez. C'est la partie que je considère comme la plus utile : deux ou trois adaptations concrètes pour la semaine, et le repère de ce qui doit vous amener à consulter votre sage-femme ou votre médecin plutôt que moi.
Souvent, une séance suffit. Quand un suivi a du sens, je vous le dis, et je vous dis aussi quand il n'en a pas.
Où consulter, en pratique
Le cabinet est à Pleurtuit, 2 rue de la Perrière, à 10 minutes de Dinard et 10 à 20 minutes de Saint-Malo selon l'ouverture du barrage de la Rance. Il est de plain-pied, ce qui compte en fin de grossesse comme avec une poussette.
Les rendez-vous se prennent en ligne, du lundi au vendredi de 9h à 20h. Les créneaux de fin de journée partent vite, ceux du milieu
d'après-midi beaucoup moins : si vous avez de la souplesse, c'est là que vous trouverez le plus facilement.
Questions fréquentes
L'ostéopathie présente-t-elle un risque pendant la grossesse ?
Les techniques que j'utilise sont douces et adaptées à chaque trimestre : aucun geste brusque, aucune pression sur l'abdomen. Cela dit, je ne vous dirai jamais qu'un soin est « sans aucun risque », personne ne peut l'affirmer. Ce que je peux dire, c'est que je m'abstiens et que je vous oriente au moindre doute, et que votre suivi médical reste le cadre.
Faut-il l'accord de la sage-femme ou du gynécologue ?
Non, aucune ordonnance n'est nécessaire, l'ostéopathe se consulte en accès direct, pendant la grossesse aussi. Je travaille en lien avec eux, et si votre situation relève d'abord de leur avis, je vous le dis.
Quand consulter après l'accouchement ?
Quand vous en ressentez le besoin, et sans course. Beaucoup de femmes viennent entre six et huit semaines après la naissance, souvent une fois la rééducation périnéale engagée. Si une douleur vous gêne avant, n'attendez pas.
Peut-on venir avec son bébé ?
Oui, et beaucoup le font. Le bébé peut être vu à la même consultation ou à la suivante, et vous n'avez pas à trouver un mode de garde pour venir.
Tarif et rendez-vous
La consultation est à 60 euros, ce tarif est le même pendant la grossesse et après. Les rendez-vous se prennent sur Doctolib. Pour une douleur aiguë, appelez le cabinet.
Prendre rendez-vous sur Doctolib
Références
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Salari N et al., « The global prevalence of low back pain in pregnancy », BMC Pregnancy and Childbirth, 2023 : doi.org/10.1186/s12884-023-06151-x
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Liddle SD, Pennick V, « Interventions for preventing and treating low-back and pelvic pain during pregnancy », Cochrane Database of Systematic Reviews, 2015 : doi.org/10.1002/14651858.CD001139.pub4
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Davenport MH et al., « Exercise for the prevention and treatment of low back, pelvic girdle and lumbopelvic pain during pregnancy », British Journal of Sports Medicine, 2019 : doi.org/10.1136/bjsports-2018-099400
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Santos FF et al., « Prevention of low back and pelvic girdle pain during pregnancy », Physiotherapy, 2023 : doi.org/10.1016/j.physio.2022.09.004
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Bull FC et al., « World Health Organization 2020 guidelines on physical activity and sedentary behaviour », British Journal of Sports Medicine, 2020 : doi.org/10.1136/bjsports-2020-102955
